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L'impact du Brexit sur les universités au Royaume-Uni

Les parents qui envisagent d’envoyer leurs enfants étudier au Royaume-Uni auront remarqué dans la presse de nombreux articles sur l’impact du Brexit sur les universités anglaises.

Aux dernières nouvelles, le nombre de candidatures en provenance d’élèves étrangers a diminué depuis l’annonce que le Royaume-Uni sortira de l’Union Européenne. Un ensemble de facteurs ont occasionné cette baisse :

  • Le gouvernement anglais aurait l’intention de réduire le nombre d’étudiants internationaux de moitié afin que respecter les objectifs migratoires fixés par la Premier Ministre Theresa May.  Ceci reste à voir.
  • Restrictions sur les visas de travail : jusqu’à présent, un programme autorisent les diplômés non-européens d’une université anglaise de rester au Royaume-Uni, après leurs études, pour travailler pendant 2 ans. Avec les nouvelles règles, un visa de travail sera requis pour les personnes non membres de l’Union Européenne (UE) ayant un emploi nécessitant un diplôme avec un certain niveau de salaire. Les personnes membres de l’UE actuellement n’ont pas besoin de visa pour travailler au Royaume-Uni. En théorie, cela risque de changer. Le Royaume-Uni réussira peut-être à trouver un compromis sur la liberté de mouvements des personnes issues de l’UE.
  • Les frais de scolarité : actuellement les étudiants classifiés comme « Britannique/UE » paient les mêmes frais de scolarité tandis que tous les autres « internationaux » paient plus. Il est possible que les étudiants membres de de l’UE devront payer plus cher que les étudiants britanniques.

Les universités anglaises ont annoncé que les étudiants membres de l’Union Européenne qui commenceront leurs études en 2017-2018 paieront les mêmes frais de scolarité que les Britanniques comme avant, même si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne. A long terme, il est possible que les étudiants originaires de l’Union Européenne doivent payer plus soit au même niveau que les internationaux (« Overseas »). Actuellement, les britanniques et les européens paient 9 000 GBP/an, et les internationaux paient plus : environ 14 000 GBP pour des cours qui se tiennent dans des salles de classe ou amphi et plus pour des études de santé ou qui nécessitent des apprentissages en laboratoires.

Nous n’avons pas noté de baisse dans le nombre des candidatures UCAS au LFI. En fait, depuis septembre 2017, nous avons vu une légère augmentation : 45% des élèves des deux filières ont postulé en GB l’année passée et 47% cette année.

Pour les familles qui s’inquiètent sur l’incertitude de l’augmentation des frais de scolarité et l’obtention de visa de travail en GB, il est important de savoir qu’il existe de nombreuses autres options en dehors de la GB. Chaque année, plusieurs de nos élèves poursuivent des études dans des universités anglophones prestigieuses :

  • Europe (hors GB et France): plusieurs universités en Hollande, Belgique, Allemagne, Espagne, Italie etc… proposent des formations enseignées en anglais à des tarifs préférentiels pour les européens. Par exemple : en Hollande, University of Amsterdam, Erasmus University à Rotterdam et Maastricht University proposent d’excellentes formations pour environ 1 900 euros/an aux étudiants membres de l’UE. Voici un site de recherche pour les formations européennes : http://www.eunicas.co.uk/
  • Canada: Les élèves ayant obtenu l’IB,  ont tendance à choisir UBC et l’Université de Toronto tandis que les bacheliers français vont opter plutôt pour des universités au Québec : McGill et Concordia, où les frais de scolarité sont plus bas pour les détenteurs d’un passeport français.
  • USA: pays qui regroupe plus de 4 000  « colleges » et universités, dont quelques-uns sont les plus réputés et les plus sélectifs au monde. Néanmoins il s’agit d’une des alternatives les plus chères!
  • Hong Kong: HKU, CUHK et HKUST sont reconnues au niveau international et propose des formations en anglais pour des coûts aux alentours de 42 000 HKD/an pour les résidents hongkongais.
  • Australie: Cette option est assez chère mais les universités comme les universités de Sydney, Melbourne et South Wales proposent des formations innovantes, interactives avec des installations attrayantes.
  • France: le choix des formations en anglais est de plus en plus large, il existe de nombreuses options à considérer http://www.usa.campusfrance.org/en/page/programs-taught-english-2%20 . A noter le cas de Sciences po Paris, une école sélective reconnue mondialement et propose des formations anglophones dans les sciences sociales. Pour les étudiants européens, les frais de scolarité de Sciences Po vont de 0 à 10 000 euros/ an suivant le revenu familial.

Rappel: n’hésitez pas à consulter le site de l’orientation (http://orientation.fis.hk/ ) pour plus d’informations sur les formations offertes dans différents pays, les procédures d’inscription spécifiques et les délais sans oublier le calendrier des événements (des universités et grandes écoles viennent faire des présentations au LFI ou à Hong Kong tout au long de l’année scolaire).